Spizzenergi, c'est avant tout un jeune homme énergique nommé Kenneth Spiers et surnommé Spizz.
Avant Spizzenergi, il a monté Spizz 77 et Spizzoil.
Après Spizzenergi, il montera Athletico Spizz 80, the Spizzles puis Spizzenergi 2 ou encore SpizzOrwell et Spizz and the Astronauties !
Peut-être même est-il à l'origine de SPizza, qui sait ?
Influencé par la première vague punk anglaise, Spizz monte sur scène pousser la chansonnette après un concert de Siouxsie & the Banshees à Birmingham. A l'époque, c'est la fête du slip, il se dégotte immédiatement un contrat chez Rough Trade et attaque une carrière solo. Bon, il doit pas être mauvais aussi…
Peu après, il forme le duo Spizz 77 avec le guitariste Pete Petrol mais c'est sous le nom Spizzoil qu'ils sortent deux singles lo-fi, plutôt destroys et intéressants en 1978. Ils feront aussi de nombreux concerts partout en Angleterre en compagnie de Siouxsie (souvent), de Clash, des Stranglers et autres punks du moment y compris Richard Hell, Suicide et Métal Urbain.
Mi 1979, Petrol et Spizz se fâchent, et ce dernier monte Spizzenergi avec de nouveaux musiciens (dont un batteur éphémère au joli nom de Hero Shima vite remplacé par un batteur au nom commun).
Mélange d'énergie punk, de synthés science-fictionnesques, de mélodie pop survitaminée et de Spizz-touch, avec des paroles plutôt amusantes (même si on peut y déceler la difficile quête de soi par un schizophrène avancé), cette petite bombe de 2'17" a pris d'assaut les premiers charts indépendants anglais directement à la première place. Et ce n'est pas étonnant.
Leur précédent (et premier) single, Soldier Soldier, sorti trois mois plus tôt, mêle un piano psychédélique, une guitare punk, une basse disco et une voix braillarde (qui voudrait sans doute ressembler à celle de Johnny Rotten, comme tant d'autres, sans vraiment y parvenir, comme tant d'autres, mais après tout, c'est sa voix). Pas mal mais sans plus. Comme la très grande majorité de la Spizzographie, excepté peut-être certains titres des deux singles de Spizzoil si étrangement originaux.
Alors comment expliquer ce surprenant Where's Captain Kirk? ?
D'autant que la face B, Amnesia, est assez réussie également.
Nos enquêteurs investiguent encore…
En juin 1980, après deux singles, Spizzenergi laisse la place à Athletico Spizz 80, signé chez la major A&M qui croit en eux. Leur premier single atteindra d'ailleurs la 18e place des charts anglais et ils assureront 5 soirées à guichets fermés d'affilée au Marquee.
En se renommant Spizzles en février 1981, Spizz perd la main, son disque fait un flop et A&M remercie le groupe.
Alors ils changent à nouveau de nom, et certainement de personnel, en fin d'année et font preuve d'assez peu d'imagination en choisissant Spizzenergi 2.
Rough Trade les accueille à nouveau en son sein mais ça ne leur portera pas chance et ils splittent finalement avant la fin de l'année 1982.
L'histoire de Spizz ne semble pas s'être arrêté là, malheureusement...
Entre deux projets solos, il jouera de la guitare avec Heaven 17 (blark ! ark ! et beurk !) en 1985 et en 1987, il aura la très mauvaise idée de faire un remix dance de Where's Captain Kirk?, quelle lamentable erreur (re-blark ! re-ark ! et re-beurk !), avant de tout abandonner pour s'occuper de sa fille née en 1991.
En 2007, il reforme Spizzenergi et ils font encore des concerts aujourd'hui (mais il est gras et blond décoloré).
Virginia Plain, Spizzenergi, live en 1980 :
25 minutes de live à Amsterdam en novembre 1980 (Athletico Spizz 80) :
Spizzenergi en live en 2011, c'est triste…
Allez, pour se remettre, en bonus, un morceau intéressant de Spizzoil, Cold City :
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