Cette semaine, je cours après les heures et les minutes, alors je vais faire bref. Bref mais beau.
Je ne savais pas trop de qui parler ou plutôt, je savais mais j'aurais eu besoin de plus de temps pour le faire correctement… Et puis, par le hasard (ou la magie ?) de l'aléatoire, mon schtroumpf (c'est mon lecteur MP3) a joué Yellow Roses d'un petit groupe folk-rock anglais nommé Heron. A chaque écoute de ce morceau, je suis touché par la douceur de la voix, la simplicité des arrangements, la beauté de la mélodie et j'ai eu envie de partager cette petite pépite avec vous.
Un piano, deux guitares, une mandoline et trois voix (il semblerait que ce soit 3 pistes du même gars) suffisent à Heron pour me raconter une histoire calme et mélancolique que je ne saurais pas traduire en mots, plutôt en images : Je vois un bouquet de fleurs fraîchement coupées posé sur une vieille table en bois avec une toile cirée aux motifs floraux, une carafe d'orangeade glacée (et pourtant, je n'aime pas ça !), un morceau de ciel bleu dans un coin de fenêtre. J'entends le bourdonnement de quelques mouches au loin, il fait frais dans la maison mais chaud dehors. Je vois un champ envahi de coquelicots qui se balancent au gré du vent. Je me vois allongé dans ce champ, un brin de paille au bec. Des oiseaux passent devant le soleil et j'attends le retour de l'être aimé…
Enfin, bref, j'écoute de la folk music douce et mélancolique, quoi !
En 1967, la petit ville anglaise de Maidenhead, coincée entre Reading et l'aéroport Heathrow de Londres, est bien trop calme. Heureusement qu'il y a le Dolphin Folk Club où la jeunesse se réunit pour lire de la poésie, écouter de la musique, discuter mais aussi se droguer et "faire du sexe" ! C'est là que Roy Apps, Tony Pook et Robert Collins se rencontrent. Eurent-ils des relations charnelles ou se contentèrent-ils de se droguer ? Toujours est-il que leur gout commun pour Dylan et le Incredible String Band les amène à monter un groupe Folk ensemble.
En 1971, ils sortiront un second (double) album, Twice as Nice & Half the Price (notez l'humour du titre) encore une fois enregistré en plein air (notez la suite dans les idées et le jusqu'au-boutisme de ces folkeux), cette fois dans le jardin d'un cottage du Devon, avec quelques amis (dont un chauve). Cet album est plus électrique et il y a même quelques morceaux "énervés" ! Mais il y a aussi quelques écarts "country" du plus mauvais effet...
Ils se sépareront peu après mais se reformeront dès 1977 et il semblerait qu'ils soient toujours en activité si j'en crois les quelques vidéos youtube que je vous ai épargnées, dans lesquelles on voit quelques vieillards cacochymes grattouiller des guitares et des tambourins de leurs doigts boudinés.
Quoiqu'il en soit Yellow Roses est une vraie pépite qui prouve une fois encore que le Folk, ce n'est pas de la Country !
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